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DéparTEMENT
DU NORD ARRONDISSEMENT DE DUNKERQUE
commune DE Fort-Mardyck
REGLEMENT général
DES CIMETIERES
DE
Nous, Maire de la commune de Fort-Mardyck,
Vu le Code Général des Collectivités
Territoriales, notamment les articles L. 2213-7 et suivants, L. 2223-1 et
suivants, L 2542-10 et suivants, L 2573-9 ;
Vu la Loi 93-23 du 8 janvier 1993 relative
à la législation dans le domaine funéraire et ses décrets consécutifs ;
Vu le code civil, notamment les
articles 78 et suivants ;
Vu le code pénal notamment les
articles 225-17 et 225-18-1 ;
Considérant qu’il y a lieu de
réglementer les conditions d’accès et de prescrire toutes les mesures exigibles
pour la sécurité, la salubrité, la tranquillité publique, le maintien de
l’ordre et la décence dans les cimetières ;
Arrêtons :
Tous les règlements antérieurs étant
abrogés, le règlement général des cimetières communaux est établi comme suit :
Titre 1
DISPOSITIONS GENERALES et aménagement des cimetières
Article 1er – Désignation
des cimetières
Les cimetières communaux comprennent
l'ensemble des terrains affectés par la commune à l'inhumation des personnes
décédées, quelque soit le mode d’inhumation choisi.
Il s’agit des cimetières
suivants :
L’Ancien Cimetière est celui situé
rue des Droits de l’Homme, le Nouveau Cimetière, celui situé contour du Bout
d’Amont.
Article 2 – Destination
Conformément à la Loi, la sépulture
des cimetières communaux est due :
Article 3 – Affectation des terrains
Les terrains des cimetières
comprennent :
Article 4 – Choix du cimetière et de
l'emplacement
Les sépultures en terrain neuf,
quelle que soit leur durée, sont établies dans les cimetières au seul choix de
l’Autorité Municipale.
Toutefois, ce choix est modulable en
fonction des remarques suivantes :
Les places sont concédées en
continuité dans une allée jusqu'à ce que celle-ci soit complète, le
concessionnaire ne pouvant choisir l'emplacement de sa concession. Il doit, en
outre, respecter les consignes d'alignement qui lui sont données.
Article 5 – Organisation des
cimetières
Les cimetières sont divisées en
parcelles affectées chacune à un mode d'inhumation, soit en pleine terre soit
en caveaux, soit en cavurne, soit enfin en zone réservée aux columbariums et au
Jardin du Souvenir.
Les parcelles sont divisés en allées
composées d’emplacements où seront creusées les fosses ou établis les caveaux.
Les emplacements réservés aux sépultures
seront désignés par l’Autorité Municipale.
Pour la localisation des sépultures,
il est nécessaire de définir :
Des registres et des fichiers sont
tenus par le service compétent désigné par le Maire et situé en mairie. Pour
chaque sépulture, ils mentionnent :
Si la concession a été prévue pour
recevoir plusieurs corps, le nombre de places occupées et de places disponibles
sera également noté sur le registre après chaque inhumation, ainsi que le
mouvement des opérations funéraires exécutées dans les concessions au cours de
leur durée.
Article 6 – Identification des
sépultures
Chaque tombe recevra un numéro
d'indentification (allée – n° –).
Afin d'éviter toute confusion, le
numérotage sera continué sans interruption. Chaque numéro ne pourra être donné
qu'une seule fois par allée.
Un plan général du cimetière restera
déposé à
Titre 2
Mesures d’Ordre intérieur et de surveillance des cimetières
Article 7 – Accès des cimetières
Les portes des cimetières restent ouvertes
au public tous les jours aux heures suivantes :
-
du 1er avril au 30 septembre, de 8h30 à 19h00.
- du 1er octobre au 31
mars, de 8h30 à 17h00.
Exceptionnellement les 1er et 2 novembre,
les cimetières resteront ouverts jusqu'à 18h00.
Hors jours fériés, les renseignements
au public se donneront en mairie :
du mardi au
jeudi, de 9h00 à 12h00, toute l’année à l’exception du 15 octobre au 2
novembre, période au cours de laquelle le service sera ouvert en permanence, du
lundi au vendredi de 9h00 à 12h00 et de 14h00 à 16h00 (ces horaires pourront
être modulés sur simple décision de l’Autorité Municipale).
Article 8 – Conditions d’accès
Les personnes qui, pour quelque
raison que ce soit, pénétreront dans le cimetière, devront s'y comporter avec
la décence et le respect conditionné par la destination des lieux et n'y
commettre aucun désordre.
L'entrée des cimetières est interdite
aux personnes en état d'ivresse, aux marchands ambulants, aux mineurs de moins
de 12 ans non accompagnés, aux visiteurs accompagnés par des chiens ou autres
animaux domestiques même tenus en laisse, sauf pour les personnes malvoyantes
enfin à toute personne qui ne serait pas vêtue décemment.
Les pères, mères, tuteurs, maîtres et
instituteurs encourront à l'égard de leurs enfants, pupilles, ouvriers et
élèves la responsabilité prévue à l'article 1384 du code civil.
Les cris, les chants, les
conversations bruyantes, les disputes sont interdits à l'intérieur des cimetières.
Les personnes admises dans les
cimetières ainsi que les ouvriers y travaillant qui ne s'y comporteraient pas
avec toute la décence et le respect dus à la mémoire des morts ou qui
enfreindraient quelqu'une des dispositions du règlement seront expulsés par le
personnel sans préjudice des poursuites de droit.
L'entrée est également interdite aux
personnes à bicyclette, à cheval ou en voiture, ainsi qu'aux véhicules
automobiles ou hippomobiles à l'exception des véhicules funéraires*, des
véhicules d'entrepreneurs autorisés, des véhicules techniques communaux et des
voitures particulières transportant des personnes ayant fourni un certificat
médical précisant leur difficulté à se déplacer, étant précisé qu'elles devront
être munies d'une autorisation municipale renouvelable, sur demande, tous les
ans. Dans tous les cas, la circulation des véhicules pesant plus de 3t5 PTC est
strictement interdite.
* ces
véhicules s'arrêteront dans l'allée principale la plus rapprochée du lieu
d'inhumation et les transports des corps s'achèveront à bras d'homme.
Les musiques qui accompagneraient les
cortèges funèbres ou des manifestations s'arrêteront de jouer aux grilles
d'entrée des cimetières. Cependant, dans certaines circonstances
exceptionnelles, une dérogation pourra être demandée par écrit à l’Autorité
Municipale.
Les véhicules admis dans les
cimetières ne pourront circuler qu'à l'allure de l'homme au pas, sans jamais
pouvoir excéder
Lors d'une inhumation, les personnes
à mobilité réduite seront autorisées à suivre le convoi en véhicule à
l'intérieur du cimetière.
En cas d'opposition de la part des
contrevenants, avis immédiat sera donné à la police qui prendra à leur égard
les mesures qui conviendront.
L’Autorité Municipale pourra, en cas
de nécessité motivée par le nombre exceptionnel des visiteurs, interdire
temporairement la circulation des véhicules dans les cimetières.
Les allées seront constamment
laissées libres, les voitures ou chariots admis dans les cimetières ne pourront
y stationner sans nécessité. Ils y entreront par les portes désignées le cas
échéant par l’Autorité Municipale.
Tous les véhicules devront toujours
se ranger et s'arrêter pour laisser passer les convois.
La circulation de tout véhicule est
interdite par temps de dégel ou de pluies persistantes. La durée de
l'interdiction est fixée par l’Autorité Municipale. Toutefois, une dérogation
est prévue dans le but de permettre l'exécution des travaux urgents.
Il incombe d'assurer l'ouverture et
la fermeture des portes avec les serrures techniques de sûreté.
Article 9 – Activités proscrites
Il est interdit de tenir dans le
cimetière des réunions autres que celles consacrées exclusivement au culte et à
la mémoire des morts.
Il est interdit d'escalader les murs
de clôture, les grilles des sépultures, de franchir les grilles et entourages
des tombes, de monter sur les monuments et pierres tombales, de couper ou
d'arracher des fleurs, plantes sur les tombeaux d'autrui, et arbustes, de
déranger ou d'enlever les objets placés sur les tombes, enfin d'endommager
d'une manière quelconque des sépultures.
Il est interdit d'y jouer, boire,
manger et fumer.
Il est interdit de photographier ou
filmer les monuments sans l'autorisation de l’Autorité Municipale.
Il est expressément interdit
d'apposer des affiches et des panneaux publicitaires, tableaux ou autres signes
d'annonces sur les murs extérieurs et intérieurs des cimetières ainsi qu'à
l'intérieur de ces derniers, de faire aux visiteurs ou aux personnes qui
suivent les convois des offres de service ou remise de cartes ou d'adresses et
de stationner dans ce but soit aux portes, soit aux abords des sépultures et
dans les allées.
Il est interdit de déposer des
ordures (débris de fleurs, plantes, arbustes, signes funéraires, couronnes
détériorées ou tous autres objets retirés des tombes et monuments) dans
quelques parties des cimetières autres que celles réservées à cet usage et
indiquées par des panneaux.
Ils seront détruits ou enlevés
périodiquement par les
Les fleurs, arbustes, croix, grilles,
entourages et signes funéraires de toute sorte, ne pourront être déplacés ou
transportés hors du cimetière sans une autorisation écrite du Maire.
Toute personne soupçonnée d'emporter
sans autorisation régulière un ou plusieurs de ces objets, sera invitée à
justifier ces actes. Le délinquant sera immédiatement conduit, s'il y a lieu,
devant l'autorité compétente.
L’Autorité Municipale ne pourra
jamais être rendue responsable des vols ou dégâts qui seraient commis au
préjudice des familles.
L’agent de Police Municipale est
chargé de veiller à la stricte observation des mesures de police susvisées et
le cas échéant de dresser procès verbal des infractions constatées. Il pourra
expulser du cimetière les personnes qui ne s'y comporteront pas avec tout le
respect désirable, et en cas de résistance de leur part, avoir recours aux
services de police.
Il est interdit de faire quelque acte
de commerce (offre de service, remise de cartes ou d’adresses…) que ce soit tant
à l'intérieur des cimetières que dans ses abords, comme de s'immiscer pour son
compte personnel ou pour le compte d'autrui dans la vente de toute tombe,
monument ou signe funéraire de quelque nature que ce soit.
Il est expressément défendu sous
peine d'expulsion immédiate à tous les employés de pompes funèbres, fossoyeurs,
porteurs, etc. de demander aux familles des défunts des émoluments ou
gratifications pour offre de service à quelque titre que ce soit.
Les contraventions au présent
règlement seront constatées par procès-verbal et les contrevenants poursuivis
conformément aux lois.
Titre 3
REGLES DE FONCTIONNEMENT DU SERVICE MUNICIPAL DES CIMETIERES
Article 10 – Organisation du service communal
des cimetières
Le service des cimetières est
responsable :
Les
Article 11 – Fonctions du personnel
attaché aux cimetières
Le Contrôleur Municipal des Travaux
exerce une surveillance générale sur l'ensemble des cimetières. Il assume, en
collaboration avec
Il veille en outre au respect de la
police générale des cimetières. Il est tenu d'assurer ou de contrôler en
général, dans les conditions de décence et de délai requises, toutes les
opérations nécessitées dans le cadre des inhumations ou d’exhumations, à savoir
:
Il doit en outre exercer une
surveillance des cimetières au cours de leurs travaux et signaler à son
supérieur toute anomalie qu'il constate sur les allées, monuments construits ou
en construction.
Il est à la disposition de l'Autorité
Municipale pour tous autres travaux ponctuels qui seraient nécessités par les
opérations d'inhumation, d'exhumation ou d'hygiène publique de tous les
cimetières.
Tout incident doit être signalé à
l'Autorité Municipale le plus rapidement possible.
Article 12 – Obligations du personnel
des cimetières
Il est interdit à tous les agents
municipaux appelés à travailler dans les cimetières, sous peine de sanction
disciplinaire et sans préjudice des poursuites de droit commun :
L'agent qui ne respecterait pas ces
consignes serait passible de corruption conformément à la loi.
Titre 4
CONDITIONS GENERALES APPLICABLES AUX opérations funéraires
Article 13 – Conditions d’inhumations
et d’exhumations
Les opérations funéraires (réinhumations
ou exhumations) ont lieu avant 10h du matin, la découverte de la fosse ayant
lieu la veille de l’opération.
Ces opérations se dérouleront en
présence des personnes ayant qualité pour y assister, sous la surveillance de
l’agent de Police Municipale et en présence du Commissaire de Police Nationale
ou de son représentant.
Les convois funéraires seront
acceptés dans l’enceinte des cimetières :
Du
lundi au vendredi,
-
de
8h30 à 12h00 ;
-
de
14h00 à 16h30.
Le samedi,
-
de
8h30 à 12h00.
En dehors de ces plages horaires, les
convois funéraires seront refusés dans lesdites enceintes s’ils ne détiennent
pas d’autorisation accordée par l’Autorité Municipale.
Article 14 – Conditions préalables à
toutes opérations funéraires
Aucune inhumation dans les cimetières
communaux ne pourra être effectuée :
Toute personne qui, sans
autorisation, ferait procéder à une inhumation, serait passible des peines
portées à l'article R. 645-6 du code pénal.
Aucune demande liée à une opération
funéraire ou à des travaux s’y rapportant ne pourra être effectuée oralement (y
compris par téléphone). Une dérogation pourra être accordée par l’Autorité
Municipale en cas d’urgence lorsque ces demandes seront associées à l’envoi
d’un fax.
Article 15 – Inhumation en urgence
Aucune inhumation, sauf le cas
d'urgence, notamment en période d'épidémie ou si le décès a été causé par une
maladie contagieuse, ne peut-être effectuée avant qu'un délai de 24 heures se
soit écoulé depuis le décès.
L'inhumation avant le délai légal
devra être prescrit par le médecin de l'Etat Civil, la mention "inhumation
d'urgence" sera portée sur le permis d'inhumer par l'Officier de l'Etat
Civil.
Article 16 – Contrôle légal du permis
d’inhumer
Le Contrôleur Municipal des Travaux ou
son représentant légal devra, à l'entrée du convoi, exiger le permis d'inhumer
et vérifier l'habilitation préfectorale funéraire.
Article 17 – Ouverture des caveaux et
creusement des fosses
Lorsque qu’une inhumation doit avoir
lieu dans un caveau, il est procédé, par l'entrepreneur choisi par la famille,
à l’ouverture de celui-ci en présence d’un agent désigné par le Maire, en
fonction de la disponibilité des services.
L'ouverture des caveaux ou le
creusement de fosse, sera effectuée 24 heures au moins avant l'inhumation, afin
que si quelque travail de maçonnerie ou autre analogue était jugé nécessaire,
il puisse être exécuté en temps utile par les soins de
Dès qu'un corps aura été déposé dans
une case d'un caveau, celle-ci devra être immédiatement isolée au moyen de
dalles de ciment.
Il est précisé que les tôles et les
bâches seront interdites.
Article 18 – Identification des
sépultures
Toutes les sépultures devront porter
un minimum d’inscription pouvant servir à l’identification de celles-ci, à
savoir les noms, prénoms, dates de naissance et de décès et d’une manière
discrète le numéro de concession.
Les caveaux dit
« d’attente » devront pour leur part porter une identification minimum
à savoir le numéro de concession.
Article 19 – Inscription sépulcrale
Aucune inscription ou épitaphe autre
que les noms, prénoms, titres et qualités, dates, lieux de naissance et de
décès, ou à caractère religieux ou philosophique, ne pourra être placée ou
inscrite sur une tombe ou un monument funéraire quelconque sans avoir été
préalablement soumise à l'approbation de l'Autorité Municipale.
Un texte à graver en langue étrangère
devra être traduit avant que le maire ne donne son autorisation.
Les demandes d'autorisation de pose
de signes funéraires, monuments, croix, etc. ainsi que les demandes
d'autorisation d'inscription ou d'épitaphe devront être déposées à la mairie au
moins 48 heures à l'avance.
Article 20 – Demande d’exhumation
Il ne pourra être procédé à aucune
exhumation autre que celles ordonnées par l’Autorité Judiciaire sans une
autorisation préalable du Maire.
Les exhumations sont soumises aux
prescriptions des articles du Code Général des Collectivités Territoriales,
notamment les articles L. 2223-1 et suivants.
Aucune exhumation ne pourra s’effectuer
sans l’intervention de professionnel habilité.
L'exhumation des corps inhumés en
terrain communal ne peut être autorisée que si la réinhumation doit avoir lieu
dans un terrain concédé, un caveau de famille ou dans le cimetière d'une autre
commune.
Les réinhumations dans le terrain
commun du cimetière sont interdites.
L'exhumation pourra être refusée ou
repoussée pour des motifs tirés de la sauvegarde du bon ordre des cimetières,
de la décence ou de la salubrité publique.
En règle générale, un refus à
exhumation sera opposé dans tous les cas où l'opération serait de nature à
nuire à la santé publique.
La demande d'exhumation devra être
formulée par le plus proche parent du défunt. En cas de désaccord entre les
parents, l'autorisation ne pourra être délivrée qu'après décision des tribunaux
compétents.
Les demandes d'exhumation seront
transmises à l'Autorité Municipale qui autorisera alors, aux conditions ci-après,
l'exécution des opérations.
L’entrepreneur devra impérativement
avertir l’Autorité Municipale de la découverte d’un cercueil scellé
hermétiquement.
Article 21 – Exécution des opérations
d'exhumation
Lorsque l'exhumation est motivée par
le transfert du corps dans le cimetière d'une autre commune, et en règle
générale chaque fois qu'elle s'accompagne de la renonciation par la famille aux
droits ou au renouvellement des droits de la concession dont les corps sont
exhumés, l'opération d'exhumation ne pourra avoir lieu que dans la mesure où le
monument aura été au préalable déposé.
Cet enlèvement sera justifié par une
déclaration de l'entreprise chargée du travail devant être produite au plus
tard quarante-huit heures avant le jour prévu pour l'exhumation.
Les exhumations seront suspendues à
la discrétion de l'Autorité Municipale en cas de conditions atmosphériques
impropres à ces opérations.
Article 22 – Mesures d'hygiène
Les personnes habilitées à procéder
aux exhumations devront utiliser les moyens mis à leur disposition (vêtements,
produits de désinfection, etc.) pour effectuer les exhumations aux meilleures
conditions d'hygiène.
Les cercueils, avant d'être manipulés
et extraits des fosses, seront arrosés avec une solution désinfectante. Il en
sera de même pour tous les outils ayant servi au cours de l'exhumation.
Les bois de cercueils seront
incinérés.
Les restes mortels devront être
placés avec décence et respect dans un reliquaire de taille approprié – un seul
reliquaire pourra contenir les restes mortels de plusieurs personnes issues de
la même concession – et seront placés dans l'ossuaire prévu à cet effet.
Si un bien de valeur est trouvé, il
sera placé dans le reliquaire, des scellés seront posés sur le reliquaire, et
notification en sera faite sur le procès-verbal d'exhumation.
Un registre spécial ossuaire
enregistre l'ensemble des coordonnées de la sépulture.
Article 23 – Transport des corps
exhumés
Le transport des corps exhumés d'un
lieu à un autre d'un cimetière devra être effectué avec les moyens mis à
disposition à cet effet. Les cercueils seront recouverts d'un drap mortuaire.
Article 24 – Ouverture des cercueils
Si, au moment de l'exhumation, un
cercueil est trouvé en bon état de conservation, il ne pourra être ouvert que
s'il s'est écoulé un délai de cinq ans depuis la date du décès, et seulement
après autorisation de l'Autorité Municipale.
Si le cercueil est trouvé détérioré,
le corps sera placé dans un autre cercueil, la sépulture sera refermée pour une
période minimum de cinq ans. Si le corps peut être réduit, il sera placé dans
un reliquaire. Ce reliquaire sera réinhumé dans la même sépulture ou transporté
dans un autre cimetière hors de la commune, ou incinéré ou déposé à l'ossuaire.
Article 25 – Redevances relatives aux
opérations d'exhumations et réinhumations
Les redevances municipales perçues
pour les opérations d'exhumation et de réinhumation, sont fixées par
délibération du Conseil Municipal.
Ces opérations, qui requièrent la
présence d'un commissaire de police ou de son représentant, ouvrent droit au
bénéfice de ce dernier à vacation, suivant les bases et en fonction des taux
fixés par délibération du Conseil Municipal.
Article 26 – Exhumations sur requête
des autorités judiciaires
Les dispositions des articles
précédents, à l'exception des mesures d'hygiène, ne s'appliquent pas aux
exhumations ordonnées par l'autorité judiciaire. Celles-ci peuvent avoir lieu à
tout moment et le personnel devra se conformer aux instructions qui lui seront
données.
Les exhumations ordonnées par l'autorité
judiciaire n'ouvrent pas droit à vacation de police.
Article 27 – Conditions générales
liées aux opérations de réunion de corps
La réunion des corps dans les caveaux
ne pourra être faite, qu'après autorisation de l’Autorité Municipale, sur la
demande de la famille, et sous réserve que le concessionnaire initial n'ait pas
précisé dans l'acte de concession les noms des personnes dont il autorisait
l'inhumation dans la sépulture à l'exclusion de toutes autres ou sa volonté
qu'il ne soit pas touché aux corps qui y reposent.
Article 28 – Conditions particulières
liées aux opérations de réunion de corps
Par mesure d'hygiène et pour des
raisons de convenance, la réduction des corps ne sera être autorisée que 10
années après la dernière inhumation de ces corps à la condition que ces corps
puissent être réduits.
Tout cercueil hermétique pour maladie
contagieuse ne pourra faire l'objet d'une exhumation qu'après un an ferme
d'inhumation.
La réduction des corps dans les
caveaux ne pourra s'effectuer que dans les formes et conditions prescrites pour
les exhumations.
titre 5
DISPOSITIONS GENERALES APPLICABLES AUX sépultures à CONCESSIONS
Article 29 – Concession de terrain
Pourront obtenir une concession
funéraire dans les secteurs du cimetière particulièrement réservés à cet usage
et désignés au plan parcellaire, les personnes qui désirent y posséder une
place distincte et séparée pour y fonder leur sépulture et celle de leurs
enfants ou successeurs, et y construire des caveaux, monuments et tombeaux.
Article 30 – Caractère des
concessions
Sauf stipulations contraires
formulées par le pétitionnaire, les concessions seront accordées sous la forme
de concession dite "nominative", le concessionnaire dictant lui-même
sa volonté quant aux personnes ayant droit sur sa concession.
En cas de stipulations contraires, le
caractère individuel ou collectif de la concession devra être expressément
mentionné sur le titre.
Définition :
Concession individuelle : Pour la personnes
expressément désignée.
Concession familiale : Pour le
concessionnaire et l'ensemble de ses ayants droit.
Concession collective ou nominative :
Pour les personnes expressément désignées en filiation directe ou sans lien
parental, mais des liens affectifs. Il est possible d'exclure dans ce type de
concession un ayant droit direct.
Article 31 – Droits de concession
Dès la signature du contrat, le
concessionnaire devra acquitter les droits de concession au tarif en vigueur le
jour de la signature.
Ces tarifs sont fixés par
délibération du Conseil Municipal.
Article 32 – Droits et obligations
des concessionnaires
Le contrat de concession ne constitue
pas un acte de vente et n’implique pas droit de propriété mais seulement de
jouissance et d'usage avec affectation spéciale et nominative.
Une concession ne peut être destinée
à d'autres fins que l'inhumation. Peuvent être inhumés dans une concession les
personnes stipulées par l’application de l’article 30 et à défaut par le
concessionnaire, ses ascendants ou descendants, ses alliés.
Le concessionnaire aura cependant, le
cas échéant, la faculté de faire inhumer dans sa concession certaines personnes
n'ayant pas la qualité de parents ou d'alliés mais auxquelles l'attachent des
liens exceptionnels d'affection et de reconnaissance.
Le concessionnaire ne peut effectuer
des travaux de fouille, de construction ou d'ornementation que dans les limites
du présent règlement. En particulier, lorsque la concession est assortie d'un
droit de construction de caveau, le concessionnaire, lors de la signature du
contrat, s'engagera à terminer la construction dudit caveau dans un délai d’un mois
et y faire transférer dans les 3 mois suivant l'expiration de ce délai le ou
les corps qui auraient été inhumés provisoirement au dépositoire ou dans les
cases provisoires.
Le concessionnaire ne peut accéder à
sa concession qu'aux jours et heures d'ouverture des cimetières au public et en
se conformant aux règles de police contenues dans le présent règlement.
Article 33 – Durée des concessions
Les concessions susceptibles d'être
accordées dans le cimetière communal, sont de trois catégories :
Les concessions sont renouvelables au
prix du tarif en vigueur pour l'achat de ces concessions au moment du
renouvellement.
Article 34 – Renouvellement des
concessions
Les concessions sont renouvelables à
l’expiration de chaque période de validité.
Le concessionnaire ou ses héritiers
pourront encore user de leur droit à renouvellement, à compter de la date
d'expiration, pendant une période de 2 ans. Passé ce délai, ou à défaut de
paiement de la nouvelle redevance à l'expiration de ce délai, la concession reviendra
à la ville, après constat de 5 ans minimum d'inhumation pour le dernier corps.
La commune pourra procéder aussitôt à un autre contrat.
La ville se réserve de faire
opposition au renouvellement d'une concession pour des motifs de sécurité, de
circulation et en général pour tout motif visant à l'amélioration des
cimetières. En ce cas, un emplacement de substitution sera désigné, les frais
de transfert étant pris en charge par la ville.
Article 35 – Superficie des
concessions
Un terrain de 2m35 de longueur et de
1m10 de largeur sera affecté à chaque corps d'adulte. Les fosses seront
ouvertes sur les dimensions suivantes :
-
longueur
-
largeur
Leur profondeur sera de 1m50 au
minimum au dessous du sol environnant.
Le minimum de l'étendue superficielle
de terrain à concéder pour une concession individuelle est de 2m²585.
Les personnes désirant obtenir un
double caveau devra acquérir 2 concessions et acquitter les frais inhérents à
cette double acquisition.
Il ne peut être mis dans un caveau
qu’un nombre de corps égal au nombre de cases déclarées dans la construction du
caveau (exception faite pour les urnes et les reliquaires).
Sur les emplacements repris par la
commune, l’Autorité Municipale se réserve la possibilité d’adapter les
prescriptions de cet article en fonction de la superficie disponible sur ces
terrains.
Article 36 – Conditions d’octroi des
concessions
Toute demande de concession, de
renouvellement, de conversion et de creusement supplémentaire doit être
adressée à l’Autorité Municipale.
L'Autorité Municipale déterminera
seule, dans le respect de l’article 4 du présent règlement et dans le cadre du
plan de distribution des cimetières l'emplacement des concessions demandées, le
concessionnaire n'ayant en aucun cas le droit de fixer lui-même cet
emplacement.
L'octroi d'une concession est
subordonné au règlement préalable entre les mains du Receveur Municipal du prix
déterminé.
Article 37 – Conditions de
renouvellement ou de reprise des concessions
La rétrocession à la commune de
concessions non utilisées ou redevenues libres peut être admise, après décision
du Conseil Municipal.
Le renouvellement ne peut avoir lieu
avant la date d'expiration, à l’exception des concessions dont les caveaux,
cavurnes ou columbariums sont vacants.
A défaut de paiement de la redevance
prévue à l'article 31, le terrain concédé peut être repris par la commune, mais
il ne peut être repris par elle que deux années révolues après expiration de la
période pour laquelle il avait été concédé et durant ces deux années, le
concessionnaire ou ses ayants droit pourront user de leur droit de
renouvellement.
Quel que soit le moment où la demande
est formulée et l'acte passé, le point de départ de la nouvelle période est
toujours celui d'expiration de la période précédente.
Article 38 – Conversion des
concessions
Ces mêmes concessions sont
convertibles au prix du tarif en vigueur au moment de cette opération.
Les restes mortels pouvant se trouver
dans la concession convertie devront être exhumés et transférés dans la
nouvelle concession, aux frais du titulaire.
Toutefois, par dérogation au principe
exposé au paragraphe ci dessus, le Conseil Municipal pourra, s'il estime
qu'aucun inconvénient ne peut en résulter, autoriser la conversion sur place de
toutes les catégories de concessions ou seulement d'une ou plusieurs d'entre
elles.
Article 39 – Conditions de reprise
des concessions perpétuelles
Lorsque, après une période de trente
ans, une concession perpétuelle aura cessé d'être entretenue, le Conseil
Municipal pourra engager la procédure de reprise prévue par l'article L 2223.17
du Code Général des Collectivités Territoriales.
Article 40 – Rétrocession
Le concessionnaire pourra être admis
à rétrocéder à la ville une concession avant échéance de renouvellement, aux
conditions suivantes :
1) le concessionnaire initial, et lui
seul, sera admis à rétrocéder une concession ;
.
2) le terrain, caveau ou case, devra
être restitué libre de tout corps ;
3) le terrain devra être restitué
libre de tout caveau ou monument. Néanmoins, lorsque la concession comporte un
caveau ou un monument, l'Autorité Municipale se réserve la possibilité d’autoriser
le concessionnaire à rechercher un acquéreur et de substituer ce dernier à
celui faisant acte de rétrocession. Cependant, le candidat à la reprise du
caveau devra préalablement acquérir une concession à son nom ;
4) la rétrocession n’implique aucun
remboursement pour les sommes engagées conformément à l’article 31. Elle se
fera à titre gratuit, à savoir non remboursable.
Titre 6
construction des CAVEAUX ET MONUMENTS SUR LES CONCESSIONS
Article 41 – Conditions d’édification
des caveaux
Sur les terrains concédés, les
concessionnaires pourront, avec l'autorisation de l’Autorité Municipale,
construire des caveaux.
Les règles ci-dessous seront
appliquées :
Les murs des caveaux devront être
construits en maçonnerie de briques.
Les murs auront au minimum
En cas de pose d’une pierre tombale,
la semelle ou le cadre doivent servir de fondation.
L'emploi de caveaux préfabriqués est
autorisé sous réserve qu'ils présentent toutes garanties de solidité et de
stabilité requises, compte tenu des possibilités de poussée de la part des
nappes phréatiques.
Lors de la mise en place de caveaux
étanches préfabriqués et homologués (liste définie par le Conseil Supérieur
d'Hygiène Publique de France), un mur de béton de
Les pierres tumulaires qui
recouvriront les caveaux devront reposer sur des murs et y être scellées.
Lorsqu'un corps aura été déposé dans
un caveau, la dalle qui le recouvrira sera scellée à la chaux et fermée
hermétiquement.
La hauteur des monuments ne pourra
excéder
Les dimensions extérieures des
caveaux devront être les suivantes :
Le dessus de la voûte des caveaux ne
pourra excéder d’un mètre le niveau du sol.
La voûte des caveaux sera recouverte
soit d'une pierre tombale soit d'une stèle.
Les pierres tombales et stèles seront
obligatoirement réalisées en matériaux naturels de qualité tels que pierre
dure, marbre, granit ou en matériaux inaltérables et éventuellement béton
moulé.
Article 42 – Limites d’emprise des
terrains concédés
En aucun cas, les signes funéraires,
monuments, entourages, etc. ne devront dépasser les limites du terrain concédé.
Article 43 – Démarches et
responsabilités du constructeur
Pour obtenir l'autorisation
d'effectuer des travaux dans les cimetières, l'entrepreneur devra se présenter
au Service de l’Etat Civil, porteur de la demande d'autorisation dûment signée
par le concessionnaire ou ses ayants droit, et par lui-même, ou muni d'un
pouvoir signé du concessionnaire ou d'un ayant droit ; la vérification du lien
de parenté restant à la charge de l'Autorité Municipale.
Pour construire un caveau, monument
ou tombeau, les concessionnaires ou leurs entrepreneurs devront :
Le concessionnaire assumera toutes
les conséquences induites par l'exécution de ces travaux et les dommages causés
aux tiers qui pourraient survenir conformément aux règles du droit commun.
L’absence d’état des lieux n’engage
nullement la responsabilité de la municipalité, les lieux étant alors réputés
exempts de toutes dégradations.
Article 44 – Contrôle de l’Autorité
Municipale
L’Autorité Municipale surveillera les
travaux de construction de manière à prévenir tout ce qui pourrait nuire aux
sépultures voisines mais en aucun cas, la commune ne pourra être reconnue
responsable des désordres qui pourraient survenir.
Dans tous les cas, les
concessionnaires ou constructeurs devront se conformer aux indications qui
leurs sont données par l’Autorité municipale, même postérieurement à l'exécution
des travaux.
Dans le cas où malgré indications et
injonctions, notamment en ce qui concerne les normes techniques qui lui seront
données, le constructeur ne respecterait pas la superficie concédée et les
normes imposées, l’Autorité Municipale pourra faire suspendre immédiatement les
travaux. Ces derniers ne pourront être continués que lorsque le terrain usurpé
aura été restitué. Le cas échéant, la démolition des travaux commencés ou
exécutés sera entreprise d'office par l’Autorité municipale, aux frais et
risques du contrevenant.
Article 45 – Dépassement des limites
de concession
Les entrepreneurs seront tenus de se
conformer à l'alignement et au nivellement donnés par le représentant de
l'Autorité Municipale.
En cas de dépassement de ces limites
et usurpations au-dessus ou au-dessous du sol, les travaux seront immédiatement
suspendus et la démolition devra être immédiatement exécutée. Elle sera au
besoin requise par voies de droit ou effectuée par les Services Municipaux aux
frais de l'entrepreneur, avec perception des pénalités de retard.
Article 46 – Conditions de
réalisation des travaux
Les fouilles faites pour la
construction des caveaux et monuments sur les terrains concédés devront, par
les soins des constructeurs, être entourées de barrières ou défendues au moyen
d'obstacles visibles et résistants, afin d'éviter tout danger.
Les travaux seront exécutés de
manière à ne compromettre en rien la sécurité publique ni gêner la circulation
des allées. Tout creusement de sépulture en pleine terre devra être étayée
solidement et entourée de bastings, pour consolider les bords au moment de
l'inhumation.
Les matériaux nécessaires pour la
construction ne seront approvisionnés qu'au fur et à mesure des besoins. Les
gravats, pierres devront être recueillis et enlevés avec soin au fur et à
mesure qu'ils se produiront, de telle sorte que les chemins et les abords des
sépultures soient libres et nets comme avant la construction.
Aucun dépôt, même momentané, de
terres, matériaux, revêtements et autres objets quelconques ne pourra être
effectué sur les sépultures voisines et les entrepreneurs devront prendre
toutes les précautions nécessaires pour ne pas salir les tombes pendant
l'exécution des travaux.
Les terres et les matériaux en
excédent, seront enlevés et transportés par les soins et aux frais de
l'entrepreneur en dehors du cimetière. Après l'achèvement des travaux, dont l’Autorité
Municipale devra être avisée, les entrepreneurs devront nettoyer avec soin les
abords des ouvrages et réparer, le cas échéant, les dégradations par eux
commises aux allées ou plantations.
L’entrepreneur devra s’assurer que la
section de l’allée située à proximité du lieu de ces travaux est correctement
et suffisamment pourvue en graviers et, si la situation l’exige, il assumera la
remise en état complet de ladite section.
En cas de défaillance des entreprises
et après sommation, les travaux de remise en état seront effectués par l’Autorité
Municipale aux frais des entrepreneurs sommés.
Article 47 – Comblement des excavations
A l'occasion de toute intervention,
les excavations seront comblées de terre (à l'exclusion de tous autres
matériaux, tels que pierres, débris de maçonnerie, bois, etc.) bien foulée et
damée.
Tout le matériel ayant servi à
l'occasion des travaux sera immédiatement enlevé par l'entrepreneur dès
l'achèvement de ceux-ci. Aucun dépôt en vue de travail ultérieur ne sera
toléré.
Article 48 – Protection des abords
des constructions à réaliser
Il est interdit sous aucun prétexte,
même pour faciliter l'exécution des travaux, de déplacer ou enlever les signes
funéraires existant aux abords des constructions sans l'autorisation des
familles intéressées et sans l'agrément de l’Autorité municipale.
Article 49 – Précaution et sécurité à
prendre
Le sciage et la taille des pierres
destinées à la construction des monuments et caveaux sont interdits dans
l'intérieur des cimetières. La chaux devra y être introduite éteinte et prête à
être employée.
Article 50 – Engagement des
concessionnaires
Les terrains ayant fait l'objet de
concession seront entretenus par les concessionnaires en bon état de propreté,
les ouvrages en bon état de conservation et de solidité.
Si un monument funéraire présente un
état de dégradation tel qu'il entraîne un danger pour la sécurité publique ou
pour les sépultures voisines, un procès-verbal sera établi par l'agent désigné
par l’Autorité Municipale et une mise en demeure de faire exécuter les travaux
indispensables sera transmise au concessionnaire ou à ses ayants droit.
Faute par les concessionnaires de
satisfaire à ces obligations ou en cas d'urgence, les travaux nécessaires
pourront être réalisés d'office, à la demande de l’Autorité Municipale et aux
frais du concessionnaire ou des ayants droit.
Article 51 – Constructions gênantes
Toute construction additionnelle
(jardinière, dalles de propreté, etc.) reconnue gênante devra être déposée à la
première réquisition de l'Autorité Municipale, laquelle se réserve le droit de
faire procéder d'office à ce travail.
Sont interdites toutes plantations en
pleine terre ainsi que leurs dispositifs de délimitation.
Article 52 – Seuil de propreté et
banc
Les seuils de propreté et les bancs
empiétant sur le domaine communal peuvent être autorisées dès lors qu'elles
font l'objet d'un alignement très strict.
Titre 7
DISPOSITIONS GENERALES APPLICABLES AUX TERRAINS CoMMUNs
Article 53 – Conditions d’inhumation
Dans la partie des cimetières
affectée aux sépultures communes, chaque inhumation aura lieu dans une fosse
séparée, distante des autres fosses de
Toutefois, en cas de calamité, de
catastrophe ou de tout autre événement qui entraînerait un nombre anormalement
élevé de décès, les inhumations auront lieu en tranchées pendant une période
déterminée.
Un terrain de 2m30 de longueur et de
1m00 de largeur sera affecté à chaque corps d'adulte. Les fosses seront
ouvertes sur les dimensions suivantes :
-
longueur
-
largeur
Leur profondeur en pleine terre sera
uniformément de lm50 minimum au-dessous du sol environnant.
Article 54 - Individualisation des
sépultures
Aucune superposition ne sera admise
même si la première inhumation a été opérée à plus de
Article 55 – Conditions d’édification
des sépultures
Le choix de l’emplacement relève des
dispositions édictées par l’article 4 du présent règlement.
Les inhumations auront lieu les unes
à la suite des autres sans qu'on puisse laisser des emplacements libres vides.
Les inhumations en tranchées qui
seraient prescrites en raison des circonstances exceptionnelles prévues par le
présent arrêté seront effectuées dans des emplacements spéciaux.
Les tranchées auront une profondeur
minimum de 1m50 et les cercueils seront espacés de
Article 56 – Conditions particulières
liées à l’enfouissement des cercueils spéciaux
L'inhumation des corps placés dans un
cercueil hermétique ou imputrescible est interdite dans le terrain commun, à
l'exception de ceux qui ont le droit d'être inhumés dans la commune et pour
lesquels l'emploi d'un tel cercueil est imposé par la loi.
Article 57 – Traitement final des
sépultures
Les tombes en terrains communs devront
être engazonnées. La commune se charge de l'entourage et de la pose d'une
plaque d'identification de la sépulture pour les personnes dépourvues de
ressources suffisantes.
Aucun signe funéraire (monument,
croix, entourage…) ne pourra être placé sur une tombe sans qu'au préalable
l'alignement ait été donné par l’Autorité Municipale.
En aucun cas les signes funéraires ne
devront dépasser les limites du terrain affecté à la sépulture.
Article 58 – Conditions de reprise
des sépultures
A l'expiration du délai prévu par la
loi, l’Autorité Municipale pourra ordonner la reprise d'une où plusieurs
parcelles du terrain communal. Compte tenu de la nature du terrain, les
sépultures ne pourront pas faire l'objet d'une reprise avant que le délai de 10
ans ne se soit écoulé à partir de la date de l’inhumation. Notification sera
faite au préalable par les soins de l’Autorité Municipale auprès des familles
des personnes inhumées.
La décision de reprise sera publiée,
conformément au Code Général des Collectivités Territoriales et portée à la
connaissance du public par voie d'affiche.
Les familles devront faire enlever,
dans un délai de trois mois, à compter de la date de publication de la décision
de reprise, les signes funéraires qu'elles auraient placés sur les sépultures
qui les intéressent (y compris les monuments disposés avant l’approbation du
présent règlement).
A l'expiration du délai prescrit par l’arrêté
pris, l’Autorité Municipale procédera d'office au démontage et au déplacement
des signes funéraires et monuments qui n'auraient pas été enlevés par les
familles.
Les monuments seront transférés dans
un dépôt et l’Autorité Municipale prendra immédiatement possession du terrain.
Au cours de la période expirant un an
et un jour après la date de publication de la décision de reprise, les familles
pourront retirer au dépôt les objets leur appartenant.
L’Autorité Municipale prendra
définitivement possession des matériaux non réclamés un an et un jour après la
date de publication de la décision de reprise.
Les signes funéraires, monuments et
plus généralement tous les objets et matériaux non réclamés deviendront
irrévocablement propriété de la ville qui décidera de leur utilisation.
Il pourra être procédé à l'exhumation
des corps, soit fosse par fosse au fur et à mesure des besoins, soit de façon
collective par parcelles ou rangées d’inhumations. Dans tous les cas, les
restes mortels qui seraient trouvés dans la ou les tombes seront réunis avec
soin dans un reliquaire pour être réinhumés dans un ossuaire spécialement
réservé à cet usage.
Un registre spécial ossuaire,
mentionnera l'identité des personnes inhumées dans l'ossuaire. Les débris de
cercueils seront incinérés.
Tout bien de valeur retrouvé sera
consigné sur le procès-verbal d'exhumation et déposé dans ledit reliquaire qui
sera scellé.
TITRE 8
DISPOSITIONS GENERALES APPLICABLES AU jardin du souvenir et au site
cinéraire
Article 59 – Désignation du Jardin du
Souvenir
Le Nouveau Cimetière est doté d’un
Jardin du Souvenir dans lequel est, entre autre, aménagé un site cinéraire.
Ce site cinéraire est équipé de
columbariums, de cavurnes, d’un espace spécifique et exclusif réservé à la
dispersion des cendres et d’un mur du souvenir.
Ce site est mis à la disposition des
familles pour leur permettre – et de manière exclusive – d'y déposer les urnes
ou d'y répandre les cendres.
Le site est placé sous la
surveillance de l'Autorité Municipale, un registre spécial est tenu par les
services de la ville.
Il est entretenu et décoré par les
soins de
Aucune dispersion ailleurs qu'au site
prévu à cet effet et situé dans le Jardin du Souvenir ne sera tolérée sous
peine de poursuites de droit.
Article 60 – Destination
Après la crémation, les cendres
recueillies dans une urne munie d'une plaque d'identification peuvent être
déposées dans une sépulture située dans un columbarium ou un cavurne.
Les cendres contenues dans l’urne
peuvent être dispersées uniquement dans le réceptacle prévu à cet effet ou sur
l’espace spécifié par l’Autorité Municipale.
Ont le droit d'être inhumées dans le Jardin
du Souvenir communal :
Article 61 – Organisation spatiale du
site cinéraire
Le site cinéraire est divisé en cases
pour le columbarium et en allées pour les cavurnes. Ces cases et ces cavurnes
ne peuvent être attribuées à l'avance. Elles sont concédées, s’il y a lieu, aux
familles au moment du dépôt de la demande de crémation.
Article 62 – Choix de l’emplacement
Les règles sont strictement
identiques à celles exposées à l’article 4 du présent règlement.
Article 63 – Conditions d’inhumation
Les opérations d’inhumation
respecteront en tout point les articles 13 et 14 du présent règlement.
Aucune inhumation au Jardin du
Souvenir ne pourra être effectuée sans l’intervention d’une entreprise des
Pompes Funèbres.
Elle ne pourra s’effectuer sans
l’acquisition d’un titre de concession prévu au titre 5 du présent règlement.
Article 64 – Conditions de
renouvellement et de reprise de concession
Chaque concession sera renouvelable
au cours de l'année de son expiration et pendant les deux années suivantes,
pour une période égale à celle consentie précédemment, elle est convertible, à
tout moment, en concession de plus longue durée. Les tarifs appliqués pour le
renouvellement ou la conversion seront ceux en vigueur au moment de
l'opération.
A défaut de renouvellement dans les
délais impartis, la concession redeviendra propriété de la Ville et les cendres
seront dispersées selon l’usage en vigueur dans le Jardin du Souvenir.
Les conditions de renouvellement et
de reprise de concession sont les mêmes que celles appliquées aux concessions
dites traditionnelles et décrites aux articles 34, 37, 38 et 40 du présent
règlement.
Article 65 – Inscriptions sépulcrales
Un mur du souvenir est donc édifié.
Toute famille ayant un défunt inhumé dans le Jardin du Souvenir (y compris
l’ossuaire et la fosse commune) dispose d’un droit lui permettant d’apposer une
plaque en mémoire de ce défunt. La famille devra au préalable obtenir l’accord
de l’Autorité Municipale en respectant les conditions administratives édictées aux
articles 14 et 31 du présent règlement.
Est institué un registre répertoriant
les plaques commémoratives et leurs propriétaires. Ce registre recensera toutes
les indications nécessaires à la bonne gestion du mur du souvenir à savoir le
n° de case attribuée, le nom ainsi que toutes les coordonnées du propriétaire
de la plaque, enfin la date de pose, de retrait et la signature du demandeur.
L’emplacement de la plaque relève
strictement du choix édicté par l’Autorité Municipale. La pose sera assurée par
un professionnel choisi par la famille.
Le choix du graveur de la plaque qui
peut être fixée sur la porte de la concession ou sur le mur du souvenir appartient
à la famille.
Toutefois, les gravures devront être
conformes au modèle déposé en mairie. Aucune inscription autre que celles des
noms, prénoms, années de naissance et de décès ne sera admise.
La taille des plaques devant être
apposées sur le Mur du Souvenir sera obligatoirement de 20cm de largeur sur
La qualité des matériaux utilisés
pour les plaques devra respecter le cahier des charges suivant :
La présence de cette plaque est
limitée à 20 ans, période renouvelable après démarche auprès de l’Autorité
Municipale.
Le renouvellement de cette plaque ne
peut avoir lieu avant la date d'expiration.
A défaut de paiement de la redevance
prévue à l'article 31, l’emplacement alloué peut être repris par la commune,
mais il ne peut être repris par elle qu’une année révolue après expiration de
la période pour laquelle il avait été concédé et, durant cette année, la
famille pourra user de leur droit de renouvellement.
Quel que soit le moment où la demande
est formulée et l'acte passé, le point de départ de la nouvelle période est
toujours celui d'expiration de la période précédente.
Article 66 – Droits de concession
L'octroi d'une concession est subordonné
au règlement préalable entre les mains du Receveur Municipal du prix déterminé.
Article 67 – Cahier des charges pour
les cases de columbarium et les cavurnes
Les cases du columbarium devront
respecter les dimensions extérieures suivantes :
Les cases du columbarium devront
respecter les dimensions intérieures suivantes :
Les portes d’identification
respecteront les dimensions suivantes : 36 × 45 ×
Par mesure de sécurité, les portes
seront scellées.
Les cavurnes – réalisés par un
professionnel agréé – devront respecter les dimensions extérieures suivantes :
Ils seront entièrement enterrés, seule
leur plaque de scellement ressortira du sol. Le dessus de la voûte des cavurnes
ne pourra excéder
Les murs des cavurnes devront être
construits en maçonnerie de briques.
Les murs auront au minimum
L'emploi de cavurnes préfabriqués est
autorisé sous réserve qu'ils présentent toutes garanties de solidité et de
stabilité requises, compte tenu des possibilités de poussée de la part des
nappes phréatiques.
La pierre de scellement respectera
l’épaisseur de
Par mesure de sécurité, la pierre de
scellement sera scellée.
Article 68 – Conditions d’exhumation
Les urnes ne peuvent être déplacées
du columbarium ou de la sépulture où elles ont été inhumées sans une
autorisation préalable de l'Autorité Municipale. Cette demande doit être effectuée
par écrit.
Article 69 – Restriction particulière
Aucune urne ne pourra être scellée
sur un monument édifié au sein de l’un des deux cimetières.
Titre 9
DISPOSITIONS GENERALES APPLICABLES AU dépositoire
Article 70 – Conditions générales
d’utilisation des caveaux d’attente
Le Conseil Municipal a fait édifier des
caveaux d’attente.
Dans la limite des cases disponibles,
ces caveaux sont à la disposition des familles pour le dépôt provisoire de
leurs membres décédés et ayant droit à l'inhumation dans le cimetière communal,
en attendant leur inhumation définitive dans une concession ou leur transfert
en dehors de la commune.
La durée totale du séjour dans le
caveau d’attente ne peut excéder 30 jours. Cette durée peut être reconduite une
fois sur demande de
Il est tenu, à la Mairie, au service
des cimetières, un registre indiquant les entrées et les sorties des corps dont
le dépôt aura été autorisé.
Article 71 – Condition préalable
L'autorisation de dépôt est donnée
par le Maire sur la production d'une demande écrite déposée par la famille ou
par un mandataire.
Article 72 – Droits d’utilisation
La veille de son utilisation, au plus
tard, la famille devra acquitter les droits d’utilisation du caveau provisoire
au tarif en vigueur le jour de la signature.
Ce tarif est fixé par délibération du
Conseil Municipal.
Article 73 – Prescriptions
obligatoires en matière de dépôt
Lorsque la durée du dépôt n'est pas
supérieure à 48 heures, le corps doit être placé dans un cercueil de chêne de
Si la durée du dépôt doit dépasser 48
heures, ou si le décès est du aux suites d'une maladie contagieuse inscrite sur
la liste des maladies énumérées par le décret du 31 octobre 1953 - article 7
paragraphe 4, le corps sera placé dans un cercueil hermétique établi conformément
aux dispositions du décret du 31 décembre 1941 modifié.
Au cas où des émanations de gaz
seraient détectées, l’Autorité Municipale, par mesure d'hygiène et de police,
pourra prescrire la pose d'un cercueil hermétique avec filtres épurateurs ou
l'inhumation provisoire aux frais des familles dans les terrains qui leur
seraient destinés ou, à défaut, dans le terrain commun.
Article 74 – Condition de retrait
L'enlèvement des corps placés dans
ces dépositoires ne pourra être effectué que dans les formes et conditions
prescrites pour les exhumations.
Article 75 – Condition de dépôt
Les opérations de dépôt et
d'enlèvement des corps dans le caveau provisoire sont faites sous la
surveillance du Commissaire de Police si le corps sort du cimetière. Le Commissaire
de Police aura droit alors au paiement des vacations dans les conditions
prévues par le décret du 12 Avril 1905.
Titre 10
végétation et plaques commémoratives, entretien général
Article 76 – Plantations et
fleurissement des sépultures
Tout particulier peut faire placer
sur la tombe d'un parent ou d'un ami, une plante ou autre signe commémoratif,
sans qu'il puisse être un obstacle au renouvellement de la fosse quand il aura
lieu.
Les plantations ne pourront être
faites et se développer que dans les limites du terrain concédé. Elles devront
toujours être disposées de manière à ne pas gêner la surveillance (et en aucun
cas dépasser 0m80 de hauteur) et le passage ; elles devront être élaguées dans
ce but et, si besoin est, abattues à la première mise en demeure.
Dans le cas où il ne serait pas
déféré à cette mise en demeure dans un délai de huit jours, le travail sera
exécuté d'office sous la responsabilité et aux frais du concessionnaire ou de
ses ayants droit par décision de l’Autorité Municipale.
En raison des dégâts causés aux
sépultures voisines, la plantation de tout arbre, arbuste, même un if, est
interdite sur le terrain concédé.
L’Autorité Municipale pourra enlever
les fleurs coupées déposées sur les tombes lorsque leur état nuira à l'hygiène,
la salubrité et le bon ordre.
En dehors des terrains concédés, il
est formellement interdit de disposer toutes plantations et tous signes
distinctifs, quel qu’en soit la nature.
Les jardinières posées devant les
sépultures ne pourront être plantées que de fleurs. Sont interdites toutes
plantations en pleine terre ainsi que leurs dispositifs de délimitation.
Article 77 – Plantations et
fleurissement au sein du Jardin du Souvenir
Un massif de fleurs ainsi que des
plantes prévues dans l'aménagement du columbarium évitent aux familles de
déposer des vases à titre individuel.
Une exception est prévue pendant la
quinzaine suivant un enterrement. Durant cette période, les familles et proches
des défunts pourront déposer des gerbes, fleurs et autres signes de deuil.
Passé ce délai, les services municipaux seront autorisés à procéder à
l’enlèvement.
Article 78 – Entretien général
Les interconcessions : tout
terrain non entretenu sera traité aux herbicides par la commune, après que le
concessionnaire, lorsqu’il est identifié, ait été avisé soit par courrier, soit
par voie d’affiches apposées à l’entrée du cimetière.
En cas de création paysagère
intégrant dès sa réalisation la végétation délimitant les zones d’inhumation,
toute nouvelle plantation à l’initiative du concessionnaire ne pourra être
autorisée. Toute plantation sauvage sera immédiatement retirée, et sans
préavis, par les services communaux.
Article 79 – Entretien des sépultures
A) Généralités
Les personnes qui exécutent le
nettoyage des tombes doivent déposer les ordures dans les containers prévus à
cet effet. Il leur est défendu de jeter ces ordures dans les allées ou sur les
tombes voisines.
Les familles peuvent confier à qui
bon leur semblent les travaux d'entretien et d'ornementation de leur tombe ;
toutefois les entrepreneurs ou ouvriers délégués à ces travaux doivent en faire
la déclaration préalable auprès de l’Autorité Municipale.
Les travaux d'entretien des
sépultures réalisés à l'occasion de la Toussaint doivent être terminés pour le
29 octobre au plus tard.
Les travaux de marbrerie devront être
terminés 4 jours avant la Toussaint, soit pour le 27 octobre au soir, sauf cas
d'urgence et faisant l'objet d'une autorisation écrite de l’Autorité
Municipale.
A partir du 30 octobre et jusqu'au 2
novembre inclus, l'accès aux cimetières est interdit à tout porteur d'outils ou
d'ustensiles et seules les plantes et couronnes, destinées à l'ornement des
tombes sont admises à l'entrée.
B) Entretien des monuments
Pendant toute la durée de la
concession, les concessionnaires ou leurs ayants droit doivent entretenir en
bon état de solidité et de propreté les monuments érigés.
Lorsque des monuments, entourages ou
objets quelconques existant sur les sépultures viennent à menacer la sécurité
publique, une mise en demeure est adressée au concessionnaire, celui-ci étant
civilement responsable des dommages qui pourraient être causés aux tiers en cas
de carence de cet entretien.
Au cas où celui-ci n'obtempérerait
pas ou ne pourrait être touché par cette mise en demeure, le monument et les
objets seraient alors déposés sur
C) Entretien des sépultures
Les concessionnaires sont tenus
d’assurer un entretien normal des terrains concédés. En cas de négligence de
leur part, l’Autorité Municipale fera enlever d'office par les services
municipaux les pots de fleurs vides, les fleurs fanées et les plantes sauvages.
Titre 11
OBLIGATIONS PARTICULIERES imposées AUX ENTREPRENEURS
Article 80 – Détermination de
l’entrepreneur
Le choix de l’entrepreneur revient
exclusivement au concessionnaire dès lors qu’il est répertorié dans la liste
générale des opérateurs funéraires habilités dans le département du Nord (liste
élaborée par la
Il aura, au préalable, obtenu l’accord
de l’Autorité Municipale et répondu en tout point au présent règlement, notamment
en respectant les obligations édictées au titre 4 ainsi qu’à l’article 43 du
présent règlement.
Dans ce cas, le concessionnaire
s'engage à souscrire auprès d'une ou plusieurs sociétés d'assurances
représentée(s) en Europe, et à maintenir pendant toute la durée des travaux,
une ou plusieurs polices d'assurances garantissant :
·
les
tiers en cas d'accident ou de dommages causés par l'exécution de ses
prestations ;
·
sa
responsabilité civile résultant de son activité, de ses équipements
techniques ;
·
les
dommages provoqués par ses propres matériels et équipements techniques ;
·
ses
responsabilités résultant des principes dont s’inspire l’article 1792 du code
civil ;
·
les
recours des voisins et des tiers.
Le concessionnaire s'engage à remettre à
l'Autorité Municipale une attestation d'assurances avant le début des travaux.
Ces travaux devront être réalisés dans le
respect des règles de l’Art.
Le concessionnaire réalisant lui-même ses
travaux sera à cette occasion dénommé entrepreneur et considéré comme tel à
travers le présent règlement.
Article 81 – Plan de travaux –
indications
L'entrepreneur devra soumettre à
l'Autorité Municipale un plan détaillé à l'échelle des travaux à effectuer,
indiquant :
Cette durée sera limitée à six jours,
à compter du début constaté par l'Autorité Municipale des travaux, pour une
concession simple, sauf demande de suspension reçue et acceptée par l'Autorité
Municipale. Au-delà, il sera perçu une pénalité de retard correspondant aux
droits d'occupation de caveau d'attente (droit × X jours de retard). Le
contrevenant ne sera autorisé à pénétrer dans les cimetières qu'après
acquittement des pénalités de retard.
Pour les travaux de rénovation,
l'entrepreneur fournira un descriptif comportant les mêmes indications.
Article 82 – Déroulement des travaux
– contrôles
Les travaux ne pourront être
entrepris que lorsque l'autorisation délivrée par l'Autorité Municipale sera en
possession de l'entrepreneur.
Le Service de l’Etat Civil
mentionnera sur un registre prévu à cet effet, la date de début des travaux et
celle de leur achèvement, ainsi que la durée d'une éventuelle suspension de ces
travaux. Les clefs du cimetière concerné seront remises à cette occasion sur
présentation d’une pièce d’identité en cours de validité et de l’autorisation
délivrée au préalable par l'Autorité Municipale.
La fin des travaux constatée sera
consignée sur l'autorisation de travaux pour contrôle de conformité. Un état
des lieux sera effectué avant et après travaux par le Contrôleur de Travaux.
A défaut d’état des lieux d’entrée,
les lieux seront réputés être en parfait état.
Les autorisations de travaux
délivrées pour la construction de chapelles, pour la pose de monuments, pierres
tumulaires et autres signes funéraires, sont données à titre purement
administratif à la personne se déclarant ayant droit et sous réserve du droit
des tiers, sans que la responsabilité de la municipalité puisse être mise en
cause.
Les concessionnaires ou les
constructeurs demeurent responsables de tous dommages résultant des travaux.
Les entrepreneurs demeurent responsables de la bonne exécution des travaux,
même lorsque ceux-ci sont effectués en sous-traitance par un tiers.
Article 83 – Période de réalisation
des travaux
A l'exception des interventions
indispensables aux inhumations, les travaux sont interdits aux périodes
suivantes :
·
samedis,
dimanches et jours fériés,
·
fêtes
de Toussaint (sept jours francs précédant le jour de la Toussaint et trois
jours francs suivant compris),
·
autres
manifestations (date et durée précisées par l'Autorité Municipale).
Article 84 – Outils de levage
L'acheminement et la mise en place ou
la dépose des monuments ou pierres tumulaires ne devront jamais être effectués
en prenant appui sur les monuments voisins ou les arbres.
Les engins et outils de levage
(leviers, crics, palans, etc.) ne devront jamais prendre directement leurs
points d'appui sur le revêtement des allées ou les bordures en ciment (mise en
place de protection sous les patins et les pieds…).
Il est interdit d'attacher des
cordages aux arbres, aux monuments funéraires, aux grilles et murs de clôture,
d'y appuyer des échafaudages, échelles ou tous autres instruments, et
généralement, de leur causer aucune détérioration.
Article 85 – Nettoyage et propreté
Les entrepreneurs sont tenus, après
achèvement des travaux, de nettoyer avec soin l'emplacement qu'ils auront
occupé, de réparer les éventuels dégâts qu'ils auraient pu commettre après les
avoir fait constater par le Contrôleur de Travaux.
Les mortiers et béton devront être
portés dans des récipients (baquets, brouettes, etc.) et ne jamais être laissés
à même le sol. De même, le gâchage, qui est toléré sur place, ne sera exécuté
que sur des aires provisoires (planches, tôles, etc.).
Il est interdit de déposer dans les
allées, les sentiers, les inter tombes et sur les espaces verts ou
plates-bandes des outils ou matériaux de construction.
La remise en état éventuellement
rendue nécessaire des parties communales, sera exécutée à la charge de
l'entrepreneur (remise de graviers…).
Toute excavation abandonnée non
comblée en fin de journée ou en période de congés sera soigneusement recouverte
afin de prévenir tout accident.
Les débris de matériaux devront être
enlevés des cimetières.
Les eaux de caveaux doivent être
obligatoirement pompées, traitées puis éliminées par une entreprise agréée.
La réinhumation des déchets issus
d’une sépulture (vêtements, housse, bois de cercueil…) est strictement
interdite. Il convient de les brûler dans les incinérateurs adéquats.
Article 86 – Dépose de monuments ou
pierres tumulaires
A l'occasion de travaux ou
d'inhumations, les monuments ou pierres tumulaires seront déposés en un lieu
désigné par l'Autorité Municipale. Le dépôt de monument est interdit dans les
allées.
Article 87 – Périmètre protégé
En raison de leur intérêt
architectural ou historique, certaines sépultures de l’ancien cimetière ont été
répertoriées. La liste de ces sépultures figurera sur le plan installé à
l'entrée du cimetière.
Les matériaux utilisés pour la
réparation de ces sépultures feront l'objet d'un cahier des charges défini par
l'Autorité Municipale.
Article 88 – Concessions entretenues
aux frais de la ville
La ville entretient à ses frais
certaines concessions. Il ne pourra s'agir que de concessions perpétuelles. Le
bénéfice de cet entretien est accordé par le Conseil Municipal.
Article 89 – Registre des
réclamations
Des registres spéciaux, destinés à
recevoir les réclamations et observations seront constamment tenus à la
disposition des familles, pour chacun des cimetières de la ville, auprès du service
des cimetières.
Toute personne a le droit d'y
consigner ou faire consigner des plaintes et observations concernant tant le
service des cimetières que celui des entreprises de pompes funèbres.
Pour qu'il y soit donné suite, les
réclamations devront être signées lisiblement et indiquer le nom et l'adresse
de leur auteur. Il ne sera pas tenu compte des plaintes anonymes.
Titre 12
Dispositions financières
Article 90 – Taxes perçues à
l’occasion d’opérations effectuées dans le cimetière
Il est prévu, au profit de la commune,
les taxes et redevances correspondant aux opérations effectuées dans les
cimetières, ci- dessous énumérées :
- opération
d'inhumation (creusement d'une fosse) ;
- opération
d'exhumation ;
- droit
d'ouverture de case ou droit d'inhumation au columbarium suivant la catégorie
de la concession.
Ces tarifs sont fixés par
délibération du Conseil Municipal.
Les divers droits et taxes
réglementaires sont préalablement réglés par le demandeur à la perception.
Titre 13
responsabilité de la commune
Article 91 – Responsabilité générale
La commune dégage toute
responsabilité consécutive à une catastrophe naturelle, aux intempéries, à la chute
d’objets stellaires.
La commune ne prend aucun engagement
en ce qui concerne l’état du sol ou du sous-sol des surfaces concédées.
La commune ne saurait être tenue
responsable :
-
des
vols de fleurs, plantes, vases, ornements divers, objets de toute nature,
parties de monuments ou monuments entiers ;
-
des
agressions, vol à la tire et de tout actes délictueux commis dans le cimetière
pendant ou en dehors des heures d’ouverture ;
-
des
graffitis ou de toutes dégradations de sépultures provenant d’actes de
vandalisme ;
-
des
dommages causés accidentellement aux sépultures, notamment par des véhicules,
mais dont les auteurs ne sont pas identifiés ;
-
de
tous dommages causés par la chute de branches d’arbre ou d’arbres entiers, quel
que soit leur état, lors de tempêtes officiellement reconnues ou constatées.
Titre 14
conclusion
Article 92 – Publication du présent
arrêté
Des extraits du présent arrêté sera
affiché à l'entrée des cimetières. Le présent règlement est tenu à la
disposition des administrés à la mairie.
Les tarifs des concessions et de
toutes autres opérations funéraires donnant lieu à la perception de droits ou
taxes réglementaires sont tenus à la disposition des administrés à la mairie.
Le Maire certifie, sous sa
responsabilité, le caractère exécutoire de cet acte et informe que le présent
arrêté peut faire l’objet d’un recours pour excès de pouvoir devant le Tribunal
Administratif dans un délai de deux mois à compter de la présente notification.
Le présent arrêté sera exécutoire dès
sa validation par l’Autorité Municipale, ainsi qu’à compter de sa publication
et de sa transmission à ces destinataires.
Le présent arrêté sera publié au
recueil des actes administratifs communaux.
Fait à Fort-Mardyck,
Le Maire
Roméo RAGAZZO